Histoire du chant grégorien

Introduction générale Sources Lointaines

  • Sources Hébraïques

La musique et le chant, ainsi que les gestes, les expressions corporelles ou la danse qui les accompagnent font partie de toutes les civilisations et de toutes les culture.

L’être humain s’exprime par l’art et dans tout ce domaine de l’expression humaine, le domaine religieux occupe une part importante. Et le monde de la Bible n’a pas fait exception à cette règle, loin de là. Et on sait que Israël et les communautés juives au temps de Jésus avaient toute une tradition de – Chants – d’Hymmes et de – Psaumes.

Les premières générations chrétiennes au début ont continué d’utiliser les formes et les expressions religieuses qu’ils avaient connus au Temple et dans les synagogues.

Le Christ lui-même après le repas de la Cène, a certainement entonné un chant hébraïque des plus connus, le « Hallel » ( Louez le Seigneur » qui devint un chant commun aux deux traditions juive et chrétienne)

Les Actes des Apôtres nous montrent la communauté nouvelle, montant au temple pour la prière liturgique de la Neuvième Heure. Les « Répons », les « Alléluias », les « Amen » qui étaient en usage dans la liturgie mosaïque furent certainement au répertoire des premières assemblées strictement chrétiennes, même si aucune de ces mélodies n’est parvenue jusqu’à nous.

On chantait surtout les Psaumes, sorte de Poèmes religieux dont toute la collection s’appelle justement le Livre des Psaumes, qui auront une importance toute à fait unique par la suite dans la liturgie chrétienne, et en particulier dans le répertoire Grégorien dont les paroles sont en très grande partie tirées des Psaumes.

  • Sources gréco-romaines

A cette époque, la force militaire était romaine, mais la culture ambiante et même la langue qui prévalaient, étaient toujours grecques. Au cours des deux premiers siècles du christianisme, avec la langue, la musique grecque a naturellement fait sentir aussi son influence, car on n’en resta pas aux pièces traditionnelles mais on en inventa de nouvelles.

Parlant des premiers chrétiens, Tertullien (3e s.) nous dit qu’en leurs assemblés souterraines (époque de persécutions), « après que les lampes avaient été allumées et qu’on s’était lavé les mains, chacun pouvait s’avancer et improviser des hymnes au gré de son inspiration… »

Eusèbe (l’historien de l’Église primitive, 4e siècle) pour sa part rapporte que « les Thérapeutes (sorte de moines juifs en Égypte) non seulement connaissaient à la perfection les hymnes anciennes, mais encore en composaient de nouvelles en mètres variés et sur des mélodies très suaves »!

Un trait commun à tout le répertoire liturgique jusqu’à ce moment : Les chants sont composés à partir des paroles des Textes Sacrés. Mais en grec.

( Les églises orientales, elles, ont conservé cette liturgie grecque; elle a été traduite entre autres en Copte. Cette liturgie a aussi été transmise en grande partie dans la tradition russe-orthodoxe. )

II. Liturgie Latine (3e et 4e siècles)

Mais après deux siècles de liturgie en grec, l’occident adopta peu à peu la langue latine. Pendant les 3e et 4e siècles, une seule langue s’imposa, mais des textes et des mélodies variées, selon des usages locaux. (Pas d’unité)

Et dès cette époque, on retrouve quelques formes caractéristiques : La psalmodie en solo par un chantre. La psalmodie responsoriale attestée par saint Augustin ( fin du 4e siècle) : après une lecture, un chantre lançait une phrase brève que l’assemblée répétait entre les versets d’un psaume que le chantre chantait (La foule ne savait pas les psaumes par cœur).

 

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