| Grégorien
contemporain
Nagerions-nous
en pleine dichotomie? Net. Ce titre dit en plein ce qu'il veut
dire! Sorti en novembre dernier Juste avant l'avalanche d'albums
lancés pour Noël, l'ouvrage est loin d'avoir reçu
toute l'attention qu'il méritait. Bien sûr, ils
se trouvera quelques puristes pour crier à l'apostasie,
mais que voilà une belle idée de Dom Minier, moine
à l'Abbaye de Saint-Benoît-du-Lac, que voilà
des arrangements et une réalisation (Bruno Fortin et
Daniel Bolduc, des gars de Drummondville) truffés de
subtilités et d'intelligence. J'ai dit arrangements?
Oui m'sieurs dames. Car l'idée, voyez-vous, était
de fondre cette musique séculaire chantée a capella
au contexte sonore et culturel contemporain. Airs souvent déjà
connus, quatre voix masculines, ici le violon, là la
guitare acoustique et la basse, ailleurs les percussions douces,
le cor ou la trompette, le violon et le violoncelle, la traversière
ou la cornemuse. De la pure dentelle, un respect infini de l'essence
profonde du genre, une ambiance enveloppante, presque sensuelle.
Peut-être même, de quoi séduire des jeunes
qui n'ont jamais entendu de grégorien de leur vie. Certes
de quoi amener un monument païen à se convertir!
En prime, des traductions françaises et anglaises au
livret.
La Tribune,
Sherbrooke, samedi 3 avril 1999.
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